En route pour ce deuxième volet de notre tour d’Oléron à pied. Et, si vous avez manqué la première partie, suivez le guide par ici.

Eh bien voilà, cela fait déjà deux jours que nous sommes parties pour notre randonnée sur l’île d’Oléron. Et, vraiment c’est un réel plaisir que d’être ensemble et notre entente est parfaite. D’une part, nous profitons des paysages traversés, de la mer, et les rencontres à la croisée des chemins sont bien sympas. Les personnes rencontrées répondent bien volontiers à nos bonjours, voire même nous devancent. Et d’autre part, bien que nous ayons des kilomètres à parcourir et malgré la lourdeur de nos sacs, nous prenons notre temps et profitons l’une de l’autre. Et, de ce point de vue, ce sont des moments rares à savourer sans modération.

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La plage des Huttes, une de mes plages préférées ©isabel

Pour ce qui est de la fréquentation des chemins, eh bien, jusque là, mis à part les cyclistes, nous n’avons croisé aucun randonneur. Cela vient sans doute du fait que nous longeons principalement les plages d’Oléron et que nous n’empruntons pas les chemins balisés.

Jour 3 : Plage des Huttes / La Brée les Bains – 13 km

Ce matin, après une nuit calme et reposante, un p’tit café et deux biscuits, nous sommes en forme et prêtes pour reprendre la route pour ce tour d’Oléron à pied.

Toutefois, après une petite parlotte avec nos voisins, nous ne partons qu’à 9h30. Mais, cet horaire est pas mal, car nous pourrons profiter d’un après-midi quasi complet à notre prochaine halte.

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Troisième tronçon et toujours motivées ©isabel

Cette fois, nous décidons de reprendre notre marche par la plage histoire de longer la mer jusqu’au phare de Chassiron et profiter de l’air marin et du paysage qui nous attend.
Mais, on déchante vite, car la plage est envahie d’algues en décomposition qui dégagent une odeur à donner la nausée. Beurkkkkk ! Quittons cet endroit hostile avant de renvoyer nos biscuits !

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Juliette, seule sur la plage des Huttes au petit matin avec au loin les algues vertes ©isabel

Donc, on retrouve la piste cyclable qui longe la route menant au « Bout du monde », à l’extrème nord de l’île. Tandis que le soleil poursuit son ascension, la chaleur s’accentue. De fait, de petites pauses s’avèrent nécessaires.

Pour ce troisième jour du tour d’Oléron à pied, j’ai l’impression que mon sac est de plus en plus lourd. Quant à Juliette, bien que le sien soit équivalent en poids, cela semble moins la gêner. Aussi afin de voir ce qui cloche, on décide d’échanger nos bardas. Et là, effectivement, le sien est plus confortable, sans doute est-il mieux équilibré et mieux conçu. Toujours est-il qu’elle garde mon sac à dos jusqu’au phare. Trop mignonne ma Juliette, elle prend soin de sa maman !

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Encore un petit effort et nous serons au pied du phare de Chassiron ©isabel

Le « Bout du monde » en ligne de mire !

Sur cette partie de l’île, on rencontre un peu plus de monde que les jours précédents. En effet, des groupes de randonneurs se pressent en direction du phare et les vélos sont de plus en plus nombreux.

Ici, la côte est belle et sauvage, mais peu propice à la baignade. Effectivement, l’estran rocheux s’étire le long des falaises de calcaire jusqu’à Chassiron. Par ailleurs, grâce à la marée descendante, les écluses à poissons se dévoilent petit à petit. Ainsi, les murets de pierres émergent et montrent leur forme oblongue caractéristique des écluses à poissons.

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L’estran rocheux avant d’arriver au bout du monde, n’est pas propice à la baignade ©isabel

Sur l’horizon, le phare de Chassiron se rapproche à la vitesse de nos pas, c’est-à-dire pas trop vite… Pour ma part, chaque pas rend mes pauvres pieds de plus en plus douloureux, il est temps que l’on se repose un peu au « Bout du monde ».

Là, du haut de ses 43 mètres et de ses 224 marches, le phare de Chassiron est magnifique rayé de blanc et de noir. Je vous conseille vivement d’effectuer l’ascension jusqu’au sommet, car le panorama à 360° sur Oléron y est magnifique. De là-haut, on peut également voir le phare des Baleines sur l’île de Ré. Toutefois, nous n’y montons pas aujourd’hui afin de nous ménager un peu pour le reste du parcours.

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Une sentinelle de la mer au bout du monde, le phare de Chassiron ©isabel

Notre tour d’Oléron à pied mérite bien une table face à la mer !

Dans l’immédiat, nous écoutons nos estomacs qui crient famine ! Donc, notre dévolu se porte sur la première terrasse qui attire notre regard, celle du restaurant « Face à la mer ». De-là, la vue est on ne peut plus belle, la mer d’un côté et le phare de l’autre. Quant à notre repas, certes un peu dispendieux, il est très bon et le service convivial. Si vous passez par-là, je vous le recommande.

Par ailleurs, je décerne le prix de la « meilleure blagounette du jour » au patron du restaurant ! En effet, me voyant boiter fortement, il me dit en rigolant « Ben avec vos ampoules vous verrez clair ce soir, pas besoin de lumière ! ». Bon, je lui pardonne, il est sympa et nous propose même de nous reposer le temps que l’on souhaite à l’ombre de sa terrasse.

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Jolie robe dorée pour ce pineau pour fêter notre arrivée au « Bout du monde », à boire avec modération bien sûr ©Juliette

Quand arrive la pluie, tu te mets à l’abri !

Allez, encore une heure avant d’arriver à destination, courage et haut les coeurs !

En quittant Chassiron, nous suivons la route en direction de Saint-Denis et franchement, ce n’est pas top. On doit faire attention aux voitures qui elles, ne font pas trop d’efforts pour s’écarter. Du reste, on aurait pu passer directement par le long de la mer. Pour le coup, on s’est ratées !

Petit conseil averti ! A partir du phare pour vous rendre au port de plaisance de Saint Denis, prendre directement le petit chemin qui surplombe la mer à droite du phare.

Heureusement, on bifurque rapidement pour suivre le chemin côtier qui offre une vue imprenable sur le pertuis, l’île de Ré et La Rochelle au loin.

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Pas très seyant le poncho de pluie, mais efficace ©isabel

Côté météo, les pluies annoncées commencent à arriver. Donc, nos ponchos de pluie revêtus, c’est en forme de quasimodo que nous poursuivons notre tour d’Oléron.
Mais, sur l’île d’Oléron le temps change vite. Aussi, c’est sous un soleil radieux que nous arrivons au port de plaisance de Saint-Denis.  Là, une terrasse sympa attire notre regard et nous invite à faire une pause « boisson fraîche » bien méritée. Par ailleurs, l’ambiance, les bars et restaurants qui bordent le port sont bien agréables. C’est vraiment une atmosphère de vacances.

Tour d'Oléron à pied
Belle écluse à poissons ©isabel

Encore un petit effort pour trouver le réconfort

Ensuite, c’est par la plage de la Boirie et ses célèbres cabines colorées que nous poursuivons notre marche, pour un peu plus d’une demi-heure. La promenade du bord de mer par le boulevard de l’Océan est paisible et à marée basse, on peut y voir deux belles écluses à poissons.

Un stop sur la plage de la Boirie et sa multitude de cabanes colorées qui en font la renommée ©isabel

Enfin arrivées à destination au camping Antioche d’Oléron. Là, nous sommes accueillies chaleureusement par Cécile la responsable du camping.

Encore un regain d’énergie pour monter la tente, et…. Le soleil, les deux piscines et les transats sous un magnifique phénix sont à nous ! Youpi, une détente bien méritée ! Et puis, quel plaisir de découvrir que le bar et le restaurant sont ouverts, nous allons passer une bonne soirée.

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En pleine action, il ne s’agirait pas que le matelas se dégonfle en pleine nuit ©isabel

Franchement, je vous conseille vivement ce camping. Ici, l’accueil est chaleureux et convivial. De plus, une belle ambiance règne parmi le personnel et la restauration est de qualité. Quant aux emplacements, ils sont spacieux, arborés et fleuris.

Comme chaque soir, il ne nous est pas difficile de sombrer dans les bras de Morphée, malgré nos matelas peu confortables.

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Sous un magnifique phénix, le repos tant attendu sous un ciel toutefois menaçant ©isabel

Jour 4 : La Brée les bains / Boyardville – 17 km

Tout était parfait jusqu’à 6 heures du matin… Quand soudain, Waouhhh une pluie d’enfer nous réveille avec fracas ! C’est à se demander si ce ne sont pas des grêlons tellement ça frappe fort sur la toile de tente.
Alors, branle-bas de combat ! Je nous mets en mode survie ! J’attrape le premier sac venu et y fourre nos affaires qui craignent le plus, téléphone, papiers, batterie… Puis, on s’habille et on attend la suite des évènements.

En tous les cas, nous sommes prêtes à sortir de la tente en catastrophe pour courir nous abriter sous un mobil-home ou dans les sanitaires si besoin ! Sous nos airs de « warriors », on n’est quand même pas trop rassurées.

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Improvisation d’une danse de la pluie, pour amadouer les nuages ©isabel

Et puis enfin, l’accalmie arrive ! On sort le bout de notre nez dehors, tout est trempé, enfin la tente car à l’intérieur ça va encore, on survivra ! Le ciel se dégage un peu, alors direction un vrai petit déjeuner au restaurant du camping avec des viennoiseries s’il vous plait ! Pendant ce temps, on espère que la tente sèchera un peu.

Du coup, on profite et on s’attarde avant de poursuivre notre tour d’Oléron en fin de matinée !

Pour ce quatrième jour, c’est un peu spécial car nous avons rendez-vous à Boyardville avec mes amis Patricia et Phiphi qui nous hébergent pour l’occasion. Quelle chance ! Une bonne soirée entre amis se profile au bout du chemin et un vrai lit ne fera pas de mal…

Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés….

C’est à partir de la plage de La Brée que débute notre itinéraire, sous le soleil. D’ici, de la promenade du front de mer, le panorama est superbe avec au loin La Rochelle et le pont de l’île de Ré et l’île d’Aix.
L’air est frais et idéal, et il fait bon marcher sur le sable mouillé de la plage. Donc, on prend notre temps et Juliette se passionne pour le ramassage des coquillages.

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A priori, le sac à dos n’est pas un handicap pour la cueillette des coquillages sur la plage du Douhet ©isabel

Notre objectif pour le moment, c’est le port du Douhet avec une halte pour le déjeuner. Ce sera au bord du chenal du Douhet qui relie Saint-Georges d’Oléron au centre de l’île à l’océan.

Le saviez-vous ?

Ce chenal appelé également « étier » a été construit pour permettre le drainage des marais et la navigation pour le commerce du sel et du vin jusqu’à la fin du XIXème siècle.

Tour d'Oléron à pied
Le Chenal du Douhet, un long ruban bleu ©isabel

C’est donc face au port de plaisance et en bordure du chenal que nous nous attablons à la toute petite crêperie « Les écluses ». Encore un endroit que je vous recommande pour l’accueil et les plats.

Après ce bon repas, nous nous remettons en marche.

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L’étonnante villa de la Durandière, sur la plage de Plaisance une location pour 27 personnes. ©isabel

Un tour d’Oléron à pied entre mer, dune et forêt

Dès la fin du port, débute un long ruban de sable fin que l’on voit se perdre à l’horizon.
Nous poursuivons donc notre marche sur la plage jusqu’à la plage des Gauterelles. Là, une envie de se jeter à l’eau nous tente bien, la couleur de l’eau est tellement belle. Mais, après mure réflexion, nous abandonnons l’idée. En effet, même si la couleur de l’eau fait penser aux tropiques, on ne peut pas en dire autant de sa température.

On se pose donc juste un bon moment sur le sable en profitant du magnifique panorama avec sur l’horizon, l’emblématique Fort Boyard au large de la plage des Saumonards.

Tour d'Oléron à pied
Une belle pause sur la plage des Gauterelles ©isabel

Marcher sur la plage c’est bien, mais c’est plus long surtout quand le soleil chauffe. Donc, nous poursuivons par la forêt des Saumonards en suivant le chemin blanc, la piste d’accès pour les pompiers. En revanche, c’est interminable, tout droit, monotone et franchement décourageant, si vous pouvez faire autrement, faites-le. Toutefois, à vélo ça peut être sympa.

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Le chemin de calcaire semble interminable dans la forêt des Saumonards… ©isabel

En plus, pour tenter de faire plus court, le GPS de Google nous fait bifurquer sur un petit chemin. Euh… très mauvaise idée ! Signal GPS perdu au bout de deux minutes, on ne sait plus où l’on est… Et bien sûr, en tant que presque warriors même avec la musique à fond, on pense aux serpents et aux sangliers prêts à nous bondir dessus… En gros, le film catastrophe…

Nous rebroussons chemin, c’est plus sûr. On n’a pas envie de figurer parmi les faits divers du journal Sud Ouest ! « Une mère et sa fille perdues dans la forêt, mordues par une vipère et dévorées par un sanglier… »

Tour d’Oléron à pied en compagnie de U2, Queen ou Beyonce, on progresse en rythme

Voilà, tant bien que mal et après s’être encore un peu égarées, nous arrivons à Boyardville.

Le p’tit moment rigolo du jour ! Eh bien, c’est quand nous sommes arrivées au port. Assises sur un banc, avec nos bâtons à la main, vous savez nos bâtons anti serpents et sangliers… Deux dames d’un certain âge nous interpellent en pensant que nous faisions le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Eh, oui, c’est bien connu, le bâton fait le pèlerin !

Allez, avant de sonner à la porte de nos amis, la p’tite routine d’arrivée… une boisson fraîche en terrasse face au port.

Tour d'Oléron à pied
Le joli port de plaisance de Boyardville ©isabel

Et puis, nous retrouvons nos amis Patou et Phiphi qui nous reçoivent comme des princesses. Merci à vous deux pour ce doux moment passé en votre compagnie.

Si cela vous intéresse toujours, pour connaître la suite de notre tour d’Oléron à pied, je vous invite à lire la troisième partie de notre périple.

Tour d'Oléron à pied
Un ciel menaçant ©isabel
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